Au-delà de la curiosité que la météo suscite, comme en témoignent les audiences records des chroniques météo à la télévision, elle joue un rôle significatif dans notre vie quotidienne, dans nos vacances ou encore nos loisirs…et par extension sur notre consommation de la télévision.
Au terme d’une étude couvrant 3 ans et demi de Durée d’Ecoute Individuelle – DEI – du média télévision*, des constats s’imposent :
1) Il existe un lien entre la météo et l’audience de la télévision ; en d’autres termes, le phénomène d’audience télévisuelle est météo-sensible.
L’objectif de cette étude était uniquement d’extraire et de quantifier le facteur météo des performances d’audience ; elle ne prend pas en compte tous les facteurs susceptibles de les expliquer, tels que par exemple les événements d’actualités largement médiatisés.
2) Il existe plusieurs variables météo, qui n’expliquent pas toutes de la même manière l’impact sur les variations de l’audience TV.
L’impact du climat sur l’activité est environ 2 fois plus importants sur la journée que sur le Prime Time (sauf pour la région IDF, qui reste de même ordre de grandeur). Entre deux journées aux conditions climatiques opposées, l’audience peut varier jusqu’à 45 mn.
La température maximale de la journée est la variable la plus significative de l’audience TV, toutes régions et tranches horaires confondues. Viennent ensuite la quantité de précipitation et la durée d’ensoleillement.
3) Toutes les régions n’ont pas la même sensibilité aux variables météo.
Les aléas météorologiques expliquent 28% des variations de la durée d’écoute du média TV dans la région EST, dont 18% constatés en situation de Température Maximale ; alors que pour l’Île de France, le facteur climat représente 12%, ce qui signifie que l’IDF est moins météo-sensible.
La même analyse au Prime Time, de 20h à 22h30, révèle que l’impact météo est moins fort, soit 12% pour la région EST et 10% pour l’Île de France.
Comment expliquer que la météo exerce une moindre influence sur l’audience TV pour la région IDF que pour la région EST ? Plusieurs réponses peuvent être apportées. Paris, capitale des loisirs et des événements culturels, favorise les sorties payantes et réservables d’avance, et par conséquent une moindre exposition à la télévision. D’autre part, de nombreux franciliens passent de longues heures dans les transports pour se rendre au travail. Les voyageurs soumis aux aléas des grèves et manifestations sont dès lors moins perméables au facteur météo.
La région Méditerranée se révèle également moins météo-sensible, notamment en journée, en partie parce qu’elle connaît moins de variations climatiques importantes. La météo-sensibilité n’est donc pas seulement une question de météo mais aussi de climat.
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